
Derrière cette collection se cache un nom que vous avez probablement déjà croisé sans le savoir : Pidy. Fondée à Ypres en 1967 par André Dehaeck qui tenait une petite pâtisserie (l'acronyme signifie « Pâtisserie Industrie Dehaeck Ypres »), la société est progressivement devenue le leader mondial de la pâtisserie du « prêt-à-garnir ». Bref, une jolie success story belge, rachetée par le groupe français Biscuits Bouvard en 2016.
Parallèlement au succès de son entreprise, Thierry Dehaeck a bâti sa collection pendant plus de quarante ans, cherchant constamment le meilleur exemplaire possible pour chaque modèle ! Selon Matthieu Lamoure, président d'Artcurial Motorcars, chaque voiture a été acquise comme l'exemplaire de référence de son modèle.
Chaque auto est accompagnée d'un dossier historique constitué avec une rigueur « quasi muséale », rapporte la maison de ventes aux enchères, comprenant des archives d'usine, des correspondances, des historiques de propriété, quelques photos d'époque, des certificats… La collection peut même être visitée, sur demande !
Organisée par familles, la collection rassemble principalement des stars des Trente Glorieuses. Le clou du spectacle ? L’incroyable brochette de Citroën SM, avec l'une des sept berlines SM Opéra, l'un des cinq cabriolets Mylord et surtout la spectaculaire SM qui a battu le record de vitesse à 325,6 km/h sur le lac salé de Bonneville en 1987, avec son pick-up… SM lui aussi !
Le reste est à l'avenant : cinq Ferrari, dont une 365 GTB/4 Daytona Spider, ainsi qu’une 275 GTB, une rarissime Maserati Quattroporte II, des Rolls-Royce et Bentley cabriolets d'après-guerre, une lignée de Jaguar (de la XK120 à la Type E), des Mercedes 300 SL Coupé et Roadster, ainsi qu’une plus récente SLS AMG, quelques icônes américaines, dont un duo de Shelby GT500 King of the Road. À cela s'ajoutent de l’automobilia et même un improbable manège de 1953, entièrement fonctionnel avec ses voitures d'origine !
Contrairement à bien des collections figées, celle de Thierry Dehaeck a toujours été entretenue par un atelier interne. Ce ne sont donc pas des pièces de musée, mais de vraies voitures en état de fonctionnement !
Pourquoi vendre, alors ? Le collectionneur l'explique simplement : arrivé au terme d'une vie de passion, il souhaite désormais voyager et « transmettre cet héritage à d’autres passionnés pour que ces automobiles continuent de vivre, de rouler et de faire rêver ».
La vente, baptisée « L'Éloge de l'Excellence », se tiendra le 5 février 2027 à 14 h, au siège d'Artcurial, rond-point des Champs-Élysées, sous le marteau de la commissaire-priseuse Anne-Claire Mandine, en pleine semaine de Rétromobile. Une exposition publique est prévue les 3, 4 et 5 février.
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