Annonces/enchères en ligne : ces détails sur les photos qui doivent vous faire fuir !

il y a 2 heures - 29 Mars 2026, gocar
Annonces/enchères en ligne : ces détails sur les photos qui doivent vous faire fuir !
Repérer la perle rare, téléphoner au vendeur, entendre un long monologue vantant ses mérites, se dire que c’est une occasion unique, faire trois heures de route, rentrer bredouille parce que la pépite est en fait une merguez… Le discours est archi classique, mais il y a quelques astuces pour repérer des failles et vous éviter le déplacement !

On ne va pas se mentir : nous aussi, on adore faire défiler les annonces. On se prend à rêver devant cette petite italienne nerveuse ou cette berline allemande au cuir impeccable. On se dit que, moyennant une petite négociation, elle pourrait bien finir dans notre garage ! Mais avant de partir en expédition pour aller voir une voiture que vous n’avez vue que sur un écran, un peu de prudence s’impose.

Des processus professionnalisés pour les enchères… mais pas pour les annonces !

Aujourd’hui, la donne a changé. En ce qui concerne les enchères en ligne, ce sont souvent des photographes professionnels qui sont dépêchés sur place. C’est flatteur pour l’œil, certes, mais cela ne veut pas forcément dire que tous les défauts sont visibles. À l’inverse, l’annonce du particulier, prise avec un vieux smartphone, peut cacher des trésors… mais plus souvent des catastrophes !

La base, c’est d’avoir autant de photos que possible !

Si l’annonce se résume à quelques photos, n’hésitez pas à demander au vendeur de vous en fournir davantage et sous tous les angles, en précisant bien que vous aimeriez voir les dessous de la belle et la baie moteur, voire, dans le meilleur des cas, le plancher, le fond du coffre et autres habituelles « zones à risques ». Et tant qu’à faire, voyez si vous pouvez obtenir une vidéo de la voiture, moteur tournant, capot levé, histoire d’entendre d’éventuels bruits suspects !

Une fois armé de ce dossier, nous avons un conseil en or : montrez les photos à un professionnel, quitte à le rétribuer pour les quelques minutes passées. Ce dernier ne pourra évidemment pas poser un diagnostic définitif, mais ses premières indications seront des plus précieuses !

Puisque vous n’êtes pas sur place pour vérifier l’élasticité des durites ou passer la carrosserie au peigne fin sous le contrôle de votre aimant, vos yeux sont votre seule ligne de défense. Voici comment repérer les détails qui crient « fuyez ! » avant que vous ne fassiez une bêtise ! La liste n’est pas exhaustive.

Le coup de la douche écossaise

C’est le grand classique, la base du maquillage automobile : la voiture présentée sous la pluie ou juste après un lavage intensif, avec encore de grosses perles d’eau sur le capot. L’eau sur une carrosserie agit comme un vernis temporaire. Elle remplit les micro-rayures, masque l’oxydation de la peinture et donne une profondeur artificielle à une teinte qui, une fois sèche, pourrait s’avérer franchement terne ! Si le vendeur n’a pas pris la peine de prendre une seule photo de l’auto parfaitement sèche, c’est qu’il y a peut-être un loup…

La belle lumière du soir

Les photographes professionnels disent souvent que c’est au lever ou au coucher du jour que les photos sont les plus belles… Une question de lumière douce, paraît-il ! Le problème, c’est que cette douce lumière va largement camoufler les défauts de la carrosserie… Méfiance !

Le siège conducteur

Dans une voiture, le siège conducteur (tout comme le caoutchouc des pédales) peut être un bon indicateur de l’usure réelle. Le fameux bourrelet gauche (celui que l’on écrase à chaque fois qu’on monte ou descend) ne ment pas ! Si, sur les quarante photos de l’annonce, aucune ne montre clairement le côté du siège conducteur, ou si le cadrage s’arrête pile-poil avant la zone sensible, méfiance.

Le compartiment moteur « flambant neuf »

On aime tous voir un moteur propre, c’est indéniable. Mais il y a « propre » et « suspicieusement brillant » ! Si le compartiment moteur brille comme une boule de bowling, posez-vous des questions. Ce brillant excessif est probablement tout récent et masque peut-être une incontinence mécanique…

Des dessous bien cadrés

Vous avez des photos des dessous ? Si elles sont floues (et ça arrive souvent), posez-vous quelques questions… Si elles sont prises sur un pont élévateur, c’est normalement un gage de transparence. Toutefois, si la peinture de protection des dessous semble toute fraîche, c’est qu’il y a peut-être (qui a dit « sans doute » ?) des zones camouflées.

Autre astuce, qui vient d’une expérience personnelle : observez où les bras du pont sont placés. Si un bras de levage cache systématiquement le même coin du châssis ou un point d’ancrage de suspension sur plusieurs clichés, ce n’est peut-être pas un hasard de positionnement… L’outil de levage pourrait effectivement occulter un trou de rouille ou une déformation structurelle !

L’asymétrie suspecte

C’est un détail subtil mais révélateur : la galerie de photos qui privilégie outrageusement un côté du véhicule. Vous avez droit à vingt clichés du flanc gauche sous toutes les coutures, mais un seul du flanc droit, pris de loin ou dans l’ombre. En général, cela signifie que le côté « oublié » n’est pas aussi pimpant que l’autre !

Le tableau de bord « muet »

Un vendeur transparent n’hésitera pas à vous montrer une photo moteur tournant. Pourquoi ? Pour prouver qu’il n’y a pas de voyants allumés ou que les cadrans montrent toutes les bonnes indications. On pense, par exemple, moteur froid et régime proche du ralenti, à une pression d’huile qui doit être dans les clous du constructeur !

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