Nouvelle tendance : ce détail peut doubler la valeur de votre ancêtre !

20 hours ago - 8 March 2026, gocar
Nouvelle tendance : ce détail peut doubler la valeur de votre ancêtre !
Si, en ce moment, le marché de la voiture ancienne est complètement retourné, il y a une tendance très récente qui vaut pour tous les véhicules, des vénérables ancêtres aux récents youngtimers…

« Une Ferrari rouge, ça ne se vend plus aussi bien », nous disait ce professionnel à Rétromobile. « Une Testarossa rouge avec un intérieur beige, surtout si elle compte près de 100.000 km, c’est invendable. En revanche, si elle a une configuration d’usine assez unique, alors elle partira sur-le-champ ! » Et voilà, le mot est lâché : « configuration » !

Le « trop commun »
Le marché est en effet saturé de Ferrari rouges et de BMW noires ou grises. Ce qui était le summum du chic à l’époque est devenu, pour le collectionneur actuel, le comble du conformisme ! Aujourd’hui, le passionné est devenu un esthète sélectif. Et il se trouve qu’il ne veut plus de la voiture de monsieur Tout-le-monde, même si l’automobile en question est une Ferrari. Il fuit le catalogue de série pour traquer la perle rare, celle qui a été commandée avec un intérieur en tissu écossais, une moquette bleue ou une teinte sortant complètement de l’ordinaire. Bref, c’est la revanche des configurations marginales ! Ce phénomène n’est plus vraiment une exception : aujourd’hui, de nombreux acheteurs veulent l’exemplaire « licorne », celui qui affiche une teinte folle, unique en son genre.

Et de fait, lors du dernier salon de Rétromobile, une Ferrari accusant largement plus de 50 ans attirait tous les regards. Le modèle ? Une 365 GTB/4, plus communément appelée Daytona. Un modèle qui a connu son heure de gloire à la fin des années 80, mais qui connaît une sacrée correction aujourd’hui, avec des prix tournant entre 500.000 et 800.000 euros. Et les acheteurs ne se bousculent pas… Pourtant, à en croire les rumeurs, le marchand aurait pu la vendre 10 fois et elle est finalement partie (très) largement au-dessus de sa cote. Ce qui a fait la différence, ce n’était pas son historique ou son état (excellent au demeurant), mais sa… couleur : Viola Metallizzato, soit un mauve très flashy ! Une teinte atypique qui n’a été appliquée que sur quelques très rares exemplaires, dont celui-ci.

Le diktat de la couleur n’est pas réservé qu’aux millionnaires en quête d’investissement ! Un exemple ? Prenons la fameuse « brique », soit la Volvo 850 R : en noir, c’est un excellent break rapide. En « Cream Yellow » (soit le jaune pâle iconique), c’est carrément un objet culte ! Et la musique est évidemment la même pour de nombreux véhicules, comme la BMW M3 E36 : si vous dénichez un exemplaire en « Techno Violet » (une teinte mauve assez rare) avec son intérieur d’origine, vous détenez un actif bien plus précieux qu’un banal exemplaire noir !

Plus populaire ? Les Renault Twingo I sont de plus en plus recherchées et, lors du lancement du modèle, seules 4 teintes étaient disponibles : Vert Coriandre, Jaune Indien, Rouge Corail et Bleu Outremer. Il y a fort à parier que ce sont ces couleurs qui feront la différence !

Cela dit, il serait faux de dire que tous les collectionneurs sont devenus excentriques ! Loin de là, certaines combinaisons restent recherchées pour leur élégance classique, comme le vert ou le bleu foncé, surtout avec un intérieur cognac.

Oldtimer et supercars : même combat ?
Pour comprendre cet engouement, il faut regarder ce qui se passe aujourd’hui dans les concessions des marques premium. Les départements comme Porsche Exclusive Manufaktur, Ferrari Tailor Made ou Ad Personam chez Lamborghini tournent à plein régime. Les clients sont prêts à débourser le prix d’une citadine pour obtenir une peinture unique (le fameux « Paint to Sample »). Cette soif de distinction n’est pas nouvelle, mais elle tend à se renforcer dans une société perçue comme de plus en plus uniformisée.

Alors bien entendu, dans ce contexte, les véhicules qui ont fait l’objet de demandes spéciales à l’époque (comme au sein du programme Sonderwunsch de chez Porsche, par exemple) sont aujourd’hui considérés comme des joyaux, âprement recherchés. On achète l’audace du premier propriétaire, celui qui a décidé de se détourner du catalogue classique pour imposer sa propre signature ! En clair, le client cherche l’erreur de casting, la voiture qui n’aurait jamais dû exister selon le diktat du marketing, mais qui a vu le jour parce que son premier propriétaire était fantasque !

Le respect de l’origine avant tout !
Si les teintes originales sont les nouvelles reines du marché, elles ne valent leur pesant de cacahuètes que si elles figurent sur la fiche de production d’origine ! Mieux encore : elles valent vraiment de l’or si la voiture n’a jamais été repeinte ! Pourquoi ? Tout simplement car une autre tendance vient croiser celle-ci, à savoir le respect de l’origine et l’authenticité. Apprentis sorciers, sachez donc que repeindre une Testarossa rouge d’origine en vert pomme fera fondre sa valeur ! Bref, ne transformez pas une voiture pour suivre la mode : ce que l’on célèbre, c’est son état de naissance…

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